Adieu à vous, mes faux jetons,
Compagnons d’ombre et d’illusions,
Vous qui juriez fidélité,
Mais vendiez l’âme à la vanité.
Vos sourires étaient des miroirs,
Reflets trompeurs dans mes soirs noirs,
Vos mots brillaient comme des trésors,
Mais sonnaient creux au fond du décor.
Vous étiez là pour les festins,
Mais absents sur mes longs chemins,
Quand le silence pesait trop fort,
Vous fermiez la porte à mon sort.
Aujourd’hui je reprends ma voie,
Sans vos masques, sans votre voix,
Je laisse au vent vos trahisons,
Et je marche loin des faux jetons.
Car mieux vaut seule, le cœur debout,
Que mal entourée, perdue parmi vous,
L’amitié vraie ne joue aucun rôle,
Elle reste, sincère, et console.