Un monde ultra connecté, parfaitement réglé,
où l’on scrolle la vie comme un automatisme validé.
Dopamine en micro-doses, livraison bien emballée,
et le cerveau dit "encore" avant bien respirer.
On se parle en version compacte, économie de présence :
-vu - ok - parfois un - mdr - sans vraie substance.
Les conversations avancent en mode rapide et discret,
comme si chaque mot devait éviter de trop exister.
Tout est lié, tout est fluide, tout est toujours actif,
les liens sont légers, presque faits pour ne pas durer.
Et dans ce grand décor lumineux, bien connecté, bien suivi,
on se demande doucement :
est-ce qu’on est tous hypnotisés…
ou juste en train de faire semblant de fuir la réalité ?