Dans le matin pâle où respire mai,
Le muguet veille sans bruit dans les haies,
Les roses s’ouvrent, pétales à demi closes,
Comme un désir que la lumière dépose.
Les lilas fanés tombent au bord des chemins,
Les pivoines s’abandonnent au creux du matin,
Et, presque invisible, là où tout se tait,
Une saxifrage s’élève de la pierre en secret.
Silver, immobile, contemple le vivant,
Les abeilles dansent dans l’or du printemps,
Chargées de pollen et d’odeurs discrètes ,
Dans une joie simple que le soleil reflète
Quel bonheur tranquille, célébration du jour,
Merci Dame Nature pour ce tableau de velours!