À l’aube,
La rose de Damas s’ouvre en silence,
Son souffle caché parfume l’air naissant.
Sous un ciel d’opale,
La Madeleine se dresse,
Gardienne des mémoires et des temps enfouis.
Une beauté secrète y demeure scellée,
Dans le pli du pétale où l’ombre épouse la clarté.
Là se trame un monde encore à naître,
Où le parfum des fleurs réveille l’esprit endormi.
Invisible alchimie, lente et souveraine,
Quand la nature, offerte, murmure sa grâce.
Elle distille en douceur la promesse du bonheur
Dans chaque haleine de sa splendeur florale.
Dans mon jardin, les roses, discrètes étoiles,
Ne s’abandonnent qu’au regard qui sait traverser le voile.
Car la vie, comme l’amour,
c’est un mystère
qui ne se laisse saisir
Que dans l’invisible refuge
De mon humble cœur.